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2024-08-12
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La boussole d’engagement au travail

En 2018, j’ai publié un article dans la revue RH de l’ORHRI sur la performance. La performance individuelle n’est pas un état permanent, mais elle est au service de la performance organisationnelle. Avec le temps, notre compréhension de la performance s’est déformée, et nous avons peut-être cru que les individus pouvaient être en état de performance constante, alors que celle-ci nécessite une préparation. Nous ne pouvons pas vivre en permanence au sommet de l’Everest. Pour mieux performer, nous avons besoin de nous préparer dans un camp de base.

Pour s’orienter sur le chemin menant à des états de performance individuelle qui nourrissent la performance organisationnelle, voici une boussole pour garder le cap vers la satisfaction, la motivation, l’engagement et l’augmentation des comportements citoyens au travail.

L’exercice du leadership de manière positive et intentionnelle est un levier formidable pour soutenir la performance de nos organisations. Le leadership positif s’intéresse à ce qui conduit à l’optimisation des individus, des groupes ou des sociétés. Un leader positif voit et communique avec réalisme et espoir sur la direction prise par son groupe. Il crée du sens. Il agit en voulant le meilleur pour ses équipes et en prenant tous les moyens nécessaires pour mieux soutenir les besoins fondamentaux et nécessaires à l’épanouissement de tous. La théorie de l’autodétermination de Deci & Ryan (1985, Ryan & Deci, 2017) indique que toutes les personnes ont en commun trois besoins fondamentaux : le besoin d’autonomie (liberté de choisir), le besoin d’affiliation sociale (sentiment d’appartenance et relations), et le besoin de compétence (être bon, réussir).

Le leader positif joue un rôle crucial dans le soutien à l’autonomie des personnes au travail. Vous est-il déjà arrivé d’avoir un patron qui sollicite vos idées? Pouvoir prendre des décisions dans son rôle et décider de ses actions est extrêmement satisfaisant. Le principal prédicteur des intentions de départ est justement l’insatisfaction.

Le leader positif agit rapidement sur toutes les situations pouvant porter atteinte à une personne. Personne ne veut être un rejet! Tout le monde a besoin d’être apprécié et de faire partie d’une équipe qu’il apprécie. En gestion, l’important est d’agir, non de punir. Les employeurs ont une obligation de moyens pour préserver un climat de travail favorable à la collaboration, à l’entraide et à l’esprit d’équipe. Les retombées pour les organisations incluent l’augmentation des comportements citoyens, la diminution des absences de dernière minute et, selon certains, une réduction des actes de sabotage.

Le leader positif soutient l’excellence en reconnaissant les forces et les zones de performance de chacun au travail. En se concentrant sur les éléments qui conduisent au succès, les leaders encouragent l’atteinte des objectifs. Corriger les erreurs ou les faiblesses est nécessaire et permet de réduire les écarts de performance. Mettre en avant ce qui est bon et fort nourrit l’excellence et permet d’atteindre des sommets.

Pour que nos leaders utilisent davantage leur boussole, les organisations ont un rôle de soutien à jouer. Les organisations sont la carte! Boussole et carte, une combinaison essentielle. Le soutien au développement des leaders ne passe pas nécessairement par les bancs d’école; les leaders sont déjà des personnes choisies pour leurs expériences, leurs qualités et leurs compétences. Ils ont surtout besoin d’être accompagnés et soutenus dans l’action. Le coaching de gestion s’avère une voie à privilégier.

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